paginaire collectif 1

extraits

Recueil de textes et dessins, 20 pages, 21 x  14,5 cm

tiré à 20 exemplaires. adressé par voie postale à 20 personnes ayant répondu à un protocole de correspondance sur le média social facebook @AK.andykraft

De panache

De panache, le coq et l'officier

ne manquent en parade.

Bec et acier rutilent

comme l'argent comptant

de mon gant serti de perles gastriques.

Et la pointe étoilant

ma peau d'une indécente candeur

attire et fourvoie

maints et maints voyageurs.

Le phare qu'on m'y pique

sous le nez de l'absent,

console le je infini,

tourne et retourne

sa litière mal apprêtée.

 

De l'officiel, coq et panache

se moquent en parade.

Plumes et broderies utiles

sont d'argent comptant comme

soldes et fariboles

entrevues au café.

L'étoile en appeau se pointe

alors, tire et voit

les mains des voyeurs de demain

sans âge.

Mutique et commis,

le mari de la laitière 

convole et veut

sa part de l'âme à téter.

 

Je n'ai la parade.

L'art et la gente putride

se plument le copieux.

Chaque petit mot

de toile tendue

s'offre à leurs déchirements nerveux.

Ils pointent sous ma peau,

traversent mes os

la mine altière, le museau haut.

Les pots quelque chose

Les pots-périsés se comptent de plus en plus facilement.

Les pots-cibles sont dans certains collimateurs.

Les pots-lués ne sont pas toujours ceux qu'on imagine.

Les pots-et-scies s'écoutent et charment le monde.

Les pots-démosse étaient à la mode espagnole.

Les pots-pulistes sont la proie de pauvres meneurs.

Les pots-zitifs croient encore que le jour viendra.

Les pots-litiques peinent à soulever les pierres.

Les pots-pulaires sont toujours fier de leur front.

Les pots-lémiques cherchent les pommes de discorde.

Les pots-tentats ont trouvé un pouvoir démocratique.

Les pots-kémons envahissent de nouveau les esprits.

Les pots-laroïds ont besoin d'être agités longtemps.

Les pots-lochons conservent leurs habitudes de caserne.

Les pots-potins s'usent sur les banquettes arrières.

Les pots-laires n'ont presque plus d'ours à vendre.

Les pots-rosités du système sont impénétrables.

Les pots-lycémies ne savent à quels sens se vouer.

Les pots-tages fument dans les sous-sols de la mode.

Les pots-sthumes ont des médailles lourdes à porter.

original inconnu

l'origninal de l'inconnu - l'original de l'inconnue – l'original de l'inconnu – l'original de l'inconnue 

l'origninal de l'inconnue - l'original de l'inconnu – l'original de l'inconnue – l'original de l'inconnu 

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Poétique du quotidien

Il est urgent de se ré-inventer une poétique du quotidien, loin du tout fonctionnel, du tout disponible sans cesse et du tout évaluable assez vide de sens (voire même privé de sens commun).  

Une poétique journalière peut permettre de bien vivre, de mieux vivre. 

Et c'est assez simple.

Si chaque matin, par exemple, en traversant votre cour, votre jardinet, en passant près de la poubelle, vous tambourinez librement sur le couvercle. 

Juste un tagadada, ce n'est presque rien et pas très compliqué.

L'idée viendra alors de s'y adonner chaque jour. Les premières fois, il ne se passera sans doute rien. Vous le ferez juste pour vous, par défi de le recommencer, peut-être par un plaisir simple, enfantin...

Si vous croisez un voisin à ce moment précis, il ne dira rien la première fois mais il vous demandera peut-être pour quelle raison vous frappez ce tagadada chaque jour. 

Donnez-lui une réponse approximative et simple. Dites que c'est pour jouer, pour lui dire bonjour, pour vous mettre de bonne humeur, pour attaquer la journée !

Bientôt, ce même voisin attendra votre tagadada de poubelle quotidien, son épouse à la cuisine déjà chantait tsoin-tsoin, lui s'y mettra aussi et avec ses propres outils !

Bien plus encore, ce voisin, jadis suspicieux, intrigué par votre manège, saura distinguer des nuances dans vos battements de plastique. 

- Tiens, ce matin, notre voisin est en retard ! 

- Tiens, ce matin, c'est moins gai !

- Tiens, il n'a frappé que tagada.

Vous voyez, c'est plutôt facile. Deux voisins ne se parleront pas plus, 

juste bonjour-bonsoir comme on dit, 

mais quelque chose dans leur quotidien sera différent.

Monsieur Hulot qui remontait sans cesse les aiguilles de la pendule, se livrait à une poétique perpétuelle en changeant le cours du temps. Monsieur Prévert en découpant des titres de journal pour les agencer en poèmes ne faisait pas autrement. 

Osez. N'ayez pas peur, ce que certains appellent des toques sont poétiques alors que leurs tics sont du toc. C'est à ne pas confondre, et toc !

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